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Accueil > News > Au coeur des secrets de fabrication de Marius

20/11/2019

Au coeur des secrets de fabrication de Marius

Découvrez les coulisses du 1er tome de l’anthologique « Trilogie Marseillaise » avec l'interview de son dessinateur Sébastien Morice et un dossier spécial !


INTERVIEW DE SÉBASTIEN MORICE


Pourquoi avoir accepter de rentrer dans la collection Pagnol ?

C’est Hervé Richez (directeur de la collection Grand Angle) qui me l’a proposé alors que je travaillais encore sur L’Île aux remords. J’ai longtemps hésité, car j’avais amorcé un autre projet avec Didier Quella-Guyot. Et puis, pour la « Trilogie marseillaise » (dont il ne me restait que de vagues souvenirs en noir et blanc), je me rappelais essentiellement d’une mise en scène assez statique dans un décor aussi pauvre que restreint. J’avais donc très peur de m’ennuyer sur ce projet au long cours. Mais pour me distraire entre deux planches, j’ai quand même commencé à griffonner les portraits des personnages principaux pour savoir si j’allais les « tenir ». Ces premiers essais m’ont paru concluants et la découverte de la mise en scène très aérée, prévue par Éric Stoffel et Serge Scotto a fini de me convaincre.

Qu’est-ce qui est le plus dur en tant que dessinateur dans les adaptations littéraires ?

Je n’y vois aucune différence par rapport à l’illustration d’une fiction. Le respect du texte de Pagnol et le rythme de l’histoire se sont produits en amont, au stade du scénario. Moi, j’interviens après. Il faut juste veiller à ne pas contredire le texte ni le surligner trop fortement, mais ça, c’est la base du métier et ça vaut pour n’importe quelle histoire. L’une des contraintes principales fut de s’éloigner du film de 1931 très proche de l’imaginaire commun qui justement tourne essentiellement autour de ce premier film...


En tant que breton, ça n’a pas été trop dure de reproduire des paysages provençaux ?

Pas du tout ! Au contraire, je suis extrêmement frustré de dessiner principalement des chaises, du carrelage, des fenêtres et des mâts de bateaux... J’aurais tellement aimé faire courir mes personnages dans la garrigue au milieu des chèvres ! Heureusement, Serge et Éric ont prévu de nous faire découvrir de nombreux lieux insolites ou méconnus du vieux Marseille des années 30. J’ai donc régulièrement des pages où j’ai plaisir à dessiner un décor aujourd’hui disparu et à l’animer grâce à une foule bigarrée. Ça compense !


Que t’a apporté cette nouvelle collaboration ?

Après des années à travailler aux côtés de Didier, qui me faisait une totale confiance sur la mise en scène, j’ai dû me plier aux exigences d’Éric et Serge qui m’ont vite fait comprendre que ce qui était écrit devait être respecté à la lettre ! Pour ma part, ce début de collaboration sur des pages très chargées n’a donc pas été évident. Cependant, je dois avouer que la plupart du temps, leurs options sont aussi réfléchies que judicieuses, et je n’ai donc eu aucun mal à placer mon ego dans ma poche pour me mettre au service de la narration. On peut donc dire que j’y ai surtout appris la précision. Mais audelà du plaisir de la reconstitution historique, cet album m’a principalement permis d’expérimenter l’humour, le ridicule et l’exagération. Et ça, c’est un régal quotidien !


LA GÉNÈSE DE LA TRILOGIE

Dans un message destiné en 1960 au public bruxellois pour le cinquantenaire de la pièce Le Mariage de mademoiselle Beulemans, Marcel Pagnol raconte lui-même la genèse de cette œuvre :


« Vers 1925, parce que je me sentais exilé à Paris, je m’aperçus que j’aimais Marseille et je voulus exprimer cette amitié en écrivant une pièce marseillaise. Des amis et des aînés m’en dissuadèrent : ils me dirent qu’un ouvrage aussi local, qui mettait en scène des personnages affublés d’un accent aussi particulier, ne serait certainement pas compris hors des Bouches-du-Rhône et qu’à Marseille même, il serait considéré comme un travail d’amateur. Ces raisons me parurent fortes et je renonçais à mon projet : mais, en 1926, je vis jouer Le Mariage de mademoiselle Beulemans ; ce chef-d’œuvre avait déjà 16 ans et son succès avait fait le tour du monde. Ce soir-là, j’ai compris qu’une œuvre locale, mais profondément sincère et authentique pouvait parfois prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier. J’ai donc essayé de faire pour Marseille ce que Fonson et Wicheler avaient fait pour Bruxelles. C’est ainsi qu’un brasseur belge est devenu le père de César et que la charmante Mademoiselle Beulemans, à l’âge de 17 ans, mit au monde Marius.

Il y a aussi un autre personnage qui doit la vie à la comédie bruxelloise : c’est monsieur Brun qui est assez paradoxalement le fils naturel du parisien Albert Delpierre. J’avais en effet remarqué que son accent faisait un plaisant contraste avec celui de la famille Beulemans et qu’il mettait en valeur la couleur bruxelloise de la pièce.

C’est pourquoi, dans le bar marseillais de César, j’ai mis en scène un Lyonnais.»


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