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02/11/2020

Le Nouveau monde, terre de libertés

À l'approche des élections présidentielles américaines, replongeons-nous un instant dans l'immigration européenne du XIXe et XXe siècles. Ces millions d'Européens qui traversaient l'Atlantique dans un seul et même but se retrouvaient confrontés au célèbre point de passage, Ellis Island afin d’accéder au rêve américain.
Philippe Charlot et Miras ont décidé que ce lieu serait la pierre angulaire de leur nouvelle aventure Ellis Island.

 

 

Couverture

 

Le Nouveau Monde : les Européens surnommaient ainsi le continent américain. Une terre tout juste découverte, libre et offrant des possibilités d'avenir inaccessibles en Europe. Ces belles promesses ont conquis de nombreux courageux : de 1820 à 1920, ce sont 55 millions d'hommes et de femmes aux origines diverses qui traversèrent l'Atlantique.

 

Immigrer vers une vie meilleure

En un siècle, plus de 33 millions d'Européens sont partis pour les Etats-Unis, véritable eldorado : des Irlandais, des Britanniques, des Italiens, des Espagnols mais aussi des Français et des Suisses. Chacun avait ses raisons et celles-ci étaient nombreuses...

Les Irlandais ont fui la Grande Famine due au mildiou, une maladie qui a ravagé les champs de pommes de terre. Les Italiens ont voulu échapper au choléra et à la misère. Des juifs ont tout abandonné pour fuir les polgroms russes et la persécution du Tsar. La maladie, la pauvreté et le manque d'opportunités dans les pays de la Vieille Europe ont poussé tous ces habitants à partir à la conquête du Nouveau Monde. Là-bas, ils étaient convaincus de pouvoir enfin avoir la chance de s'élever socialement et de gagner davantage d'argent.

Les Etats-Unis bénéficiaient d'une image idyllique, celle d'une terre encore inexploitée qui ne demandait qu'à offrir ses richesses. Pour entretenir cette facette, de nombreuses campagnes publicitaires ont eu pour seul objectif d'encourager l'immigration européenne, comme la célèbre figure de l'Oncle Sam. Les compagnies maritimes cassaient leurs prix : certaines proposaient l'aller à seulement 37 livres !

 

Pourtant, la majorité des voyageurs était pauvre et devait se contenter de la troisième classe...

La première et la deuxième bénéficiaient d'un minimum de confort, réservé à leur ordre social et à leurs moyens financiers. Contrairement aux autres, ils ne recevaient qu'une brève visite du médecin et des agents administratifs à bord même du bateau : une fois les modalités achevées, ils débarquaient aussitôt sur le continent. Les Américains savaient que ces gens aisés ne seraient en aucun cas un poids mort : ils avaient déjà des moyens et ne vivraient pas à la charge de la nation.

Quant à ceux de la troisième classe, ils étaient entassés dans l'entrepont : une grande salle sans aération, sous le niveau de la mer et juste au-dessus de la salle des machines. Il faisait très chaud tant les voyageurs étaient serrés. Les conditions d'hygiène étaient déplorables et le confort, inexistant : ils dormaient sur des paillasses surperposées, mangeaient un mélange de pommes de terre et de harengs et n'avaient pas la moindre intimité. Les maladies se propageaient vite, si bien que certains n'eurent pas le temps ni la force d'atteindre leur destination.


Après de nombreux jours passés en mer, les immigrés de la troisième classe entament une longue et angoissante procédure : le dédale administratif d'Ellis Island.

 

 

 

D'Européens à Américains

Le centre d'immigration d'Ellis Island n'a ouvert ses portes que le 1er janvier 1892 : auparavant, les immigrés étaient directement accueillis à Manhattan, au déplaisir de ses habitants. Appelée la Golden Door (la Porte Dorée), cette île délaissée était le point de passage obligatoire pour espérer débarquer aux Etats-Unis.

Malgré l'épuisante traversée, les voyageurs revêtaient leurs plus beaux habits : il s'agissait de faire bonne impression. Première étape : le contrôle d'hygiène. Réalisé en à peine six secondes (ce qui lui a valu son nom, le "six second physical"), les agents déterminaient si un individu était malade ou invalide. Certains devaient simplement être placés en quarantaine, le temps de se soigner, tandis que d'autres étaient priés de repartir dans leur pays d'origine. Bien que la compagnie maritime prenait en charge les frais du retour, c'était un bouleversement et un échec pour ces voyageurs qui avaient tout misé sur leur nouvelle vie en Amérique.

 

 

 

Pour les autres voyageurs, il reste encore bien d'autres obstacles à franchir avant de savourer la réussite.

Les plus chanceux étaient ceux en bonne condition physique : ils pouvaient rejoindre le grand hall, soit la salle des enregistrements. Il fallait désormais prendre son mal en patience car cette pièce immense pouvait accueillir plus de 10 000 immigrés en une journée. Assisté d'un traducteur, un inspecteur interrogeait le nouvel arrivant afin de procéder aux vérifications administratives et législatives : son identité, son âge, son origine mais aussi s'il avait déjà été interné, emprisonné, s'il était anarchiste ou encore polygame... Une trentaine de questions au total, auxquelles les immigrés devaient se soumettre.

Après de longues heures passées dans l'angoisse et l'incertitude, environ 80% des voyageurs pouvaient enfin entendre la phrase libératrice : "Welcome to America" (Bienvenue en Amérique). Ils embarquaient dans un dernier bateau pour rejoindre le continent et une fois dans New York, c'était à eux seuls de trouver du travail, un logement, à manger... Bref, de survivre dans le pays de la liberté.

 

 

 

 

L'organisation de ces nombreuses arrivées aux Etats-Unis fut si efficace qu'aujourd'hui, on estime à plus de 100 millions d'Américains ceux qui ont un ancêtre qui s'est rendu à Ellis Island.

L'immigration aux Etats-Unis fut une étape cruciale dans l'histoire du pays. Encore aujourd'hui, c'est une problématique récurrente qui est sujet à polémique entre les citoyens : elle est d'ailleurs au centre des élections présidentielles américaines de novembre prochain.

 

Pour en apprendre davantage sur Ellis Island et l'immigration européenne, découvrez l'histoire de Tonio, un jeune italien qui se retrouve prisonnier de la Porte Dorée dans le tome 1 d'Ellis Island par Philippe Charlot et Miras, aux éditions Grand Angle.


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